Un Violon Itinérant

Au temps des romantiques

Un Violon Itinérant vous conduit aux quatre coins d’Europe dans la période charnière de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Les compositeurs insèrent mélodies et couleurs sonores familières dans leurs créations, les rythmes fougueux  fusionnent avec les accords savoureux. Bien que la présence des musiques populaires chez les compositeurs savants soit un procédé courant depuis longtemps, les sonates, rhapsodies, fantaisies et transcriptions folkloriques de la fin du XIXème se densifient et accélèrent le caractère sensationnel reçu par l’auditoire. Ces œuvres concertantes où la virtuosité instrumentale traduit l’enthousiasme des danses populaires, séduisent les auditeurs en recherche de sensations auditives intenses en procurant rêves ou imaginations exotiques. C’est ce dialogue des musiques populaires et savantes que vous proposent de partager Céline et Éric dans leur voyage musical.

Programme :

  1. Tomaso Antonio Vitali – Léopold Charlier, Chaconne (10’)
  2. Edvard Grieg, Sonate opus 13 n°2 en sol Majeur (24’)
  • Lento doloroso. Allegro vivace
  • Allegretto tranquillo
  • Allegro animato

°°°

  1. Henrik Wieniawski, Polonaise en Ré majeur opus 4 (6’30)
  2. Piotr Ilitch Tchaikovsky, Méditation opus 42 (8’)
  3. Vittorio Monti, Csardas (4’)
  4. Les surprises de monsieur De Maurizi : (12’)
  • Hora Presta
  • Yarou Yarou!
  • Csardas Rhapsody

Note de programme

Tomaso Antonio Vitali – Léopold Charlier, Chaconne en sol mineur (10’)

À l’origine, la chaconne est une danse espagnole qui utilise le principe de variations. Pour l’histoire, la genèse de cette œuvre demeure mystérieuse, il n’est pas certain qu’elle soit composée par Vitali lui-même. Cette série de variations est qualifiée de démoniaque tant elle est exigeante pour les violonistes. La version de Léopold Charlier date de 1911, il utilise des harmonies de son temps dans la partie du piano.

Edvard Grieg, Sonate opus 13 n°2 en sol Majeur (24’)

Composées en 1867 peu après la sonate opus 7 pour piano solo et juste avant le concerto pour piano et orchestre opus 15. Edvard Grieg utilise les constantes des musiques populaires norvégiennes, le folklore joué par le violon hardanger ou hardingfele, la cornemuse, les chants de pêcheurs et les légendes nordiques. Ces composantes suggèrent à l’auditeur les décors colorés et découpés des fjords norvégiens.

Henrik Wieniawski Polonaise en Ré majeur opus 4 (6’30)

Né en 1835 et décédé en 1880, Wieniawsky est un violoniste et compositeur polonais qui a fait ses études au conservatoire de Paris dans la classe de Lambert-Joseph Massart. Jeune prodige du violon il a mené une existence de concertiste et de professeur, premier violon du Tsar à Saint Pétersbourg, soliste à l’égal de Pablo De Sarasate et joseph Joachim. Il compose des concertos, des pièces de genres et des danses. La Polonaise opus 4 nous rappelle les compositions de Frédéric Chopin.

Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)

La Méditation fait partie du cycle Souvenir d’un Lieu Cher (1878) pour violon et piano. Tchaïkovski l’avait pensé en tant que mouvement central de son concerto opus 35 pour violon. Considéré par son interprète comme trop dense et difficile techniquement – le concerto durant plus de trente-cinq minutes – Tchaïkovski décida de la retirer et de la remplacer par la Canzonetta. De caractère mélancolique et songeur, la mélodie du violon apparaît après une longue introduction au piano, s’intensifie progressivement jusqu’au passage central où le chant d’un oiseau semble venir apaiser le songe triste, s’évaporant vers les cieux à l’issue du morceau.

Eugène Oreste De Maurizi

Eugène Oreste De Maurizi (1897-1969) est un compositeur français qui fut proche du violoniste hongrois tzigane Gabor Radics. D’origine italienne et naturalisé français en 1920, il a voyagé toute sa vie pour recueillir les musiques folkloriques sur leurs terroirs. Il a transcrit plus de cent vingt morceaux que les musiciens tziganes ont fait circuler depuis des générations. Compositeur discret, il fréquentait les artistes majeurs de son temps, Maurice Chevalier, Salvador Dali et les grands mouvements artistiques parisiens d’entre-deux guerres. Il a composé des danses en vogue, Paso Doble, Tangos, Foxtrots (…) pour les orchestres de bal populaire, dont il laissa près de 200 morceaux.

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